Qu’est-ce que la BPCO ? Les explications de notre spécialiste en physiothérapie cardio-respiratoire

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est un terme qu’on utilise pour décrire les affections pulmonaires chroniques caractérisées par une obstruction de la circulation de l’air à l’intérieur des voies aériennes. Les termes plus familiers de « bronchite chronique » et « emphysème » ne sont plus utilisés, et sont maintenant inclus dans le diagnostic de la BPCO.

 

Les symptômes les plus courants de BPCO sont:

    • l’essoufflement, la dyspnée (impression de manquer d’air)
    • la production excessive de crachat
    • une toux chronique.

La BPCO est une affection pulmonaire chronique qui s’aggrave progressivement. Les activités quotidiennes, par exemple le fait de monter quelques marches d’escalier ou de porter une valise, peuvent devenir très difficiles à mener au fur et à mesure de l’aggravation. Cette maladie, sous diagnostiquée, peut mener à la mort.

Elle touche environ 6 à 8% de la population mondiale (210 millions de personnes), et 400 000 personnes en Suisse. A échéance 2020, la BPCO sera la 3ème cause de mortalité dans le monde. La BPCO a non seulement un impact sur la santé mais aussi de lourdes conséquences économiques : elle représente 3 % du PIB.

La BPCO n’est pas curable, mais un traitement passant par l’administration de médicaments, la pratique d’une activité physique et une bonne hygiène de vie (alimentation équilibrée, réduction du poids en cas d’excès pondéral) peut améliorer les symptômes et ralentir l’évolution de la maladie.

La BPCO est une maladie évitable. La principale cause de BPCO est la fumée du tabac, notamment le tabagisme passif. Les autres facteurs de risque sont les suivants:

    • pollution de l’air dans les habitations, par exemple, lorsqu’on utilise des combustibles solides pour la cuisine et le chauffage;
    • pollution de l’air atmosphérique;
    • poussières et produits chimiques en milieu professionnel (15% des BPCO), en particulier chez les agriculteurs (céréales) et les éleveurs (porcs, laitiers) en raison des produits qu’ils manipulent.
    • des infections fréquentes des voies respiratoires inférieures au cours de l’enfance.

La prévention essentielle repose sur l’arrêt du tabac (y compris le tabagisme passif). Toute exposition à des agents néfastes pour les bronches et les poumons doit également être évitée (agents toxiques, pollution). Les vaccinations antigrippales et antipneumococciques et le traitement précoce des infections font également partie de la prévention.

D’après les projections, le nombre total de décès par BPCO devrait augmenter de plus de 30% dans les dix ans à venir si nous n’intervenons pas pour réduire les risques, en particulier l’exposition à la fumée du tabac.

La BPCO est confirmée par un test de diagnostique simple appelé spirométrie qui permet de mesurer les volumes d’air qu’une personne est capable d’inspirer et d’expirer et la vitesse à laquelle l’air pénètre dans les poumons et en ressort. Le diagnostic devrait se faire le plus tôt possible afin de pouvoir recourir à des mesures efficaces.

A l’Hôpital de La Tour des experts, pneumologues et physiothérapeutes spécialisés sont à votre service pour l’établissement du diagnostic, l’aide à l’arrêt du tabac ou encore l’activité physique encadrée.

 

Laurence Vignaux, responsable du service de physiothérapie cardio-respiratoire à l’Hôpital de La Tour

 

Source :

Santé web

World Health Organization – Chronic Respiratory Diseases

Tabacation

Chiffres cantonaux 2012, résultats de l’enquête sur la santé en suisse

Office Fédérale de la Statistique, Neuchâtel, 2013 (graphe)

 

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