Le PET-CT digital, une technologie de pointe au bénéfice de nos patients

L’Hôpital de La Tour se dotait il y a quelques mois d’un PET-CT digital, une technologie de pointe qui offre de nombreux avantages aux patients. Le point sur ces avantages avec le Dr med. Renaud Guignard, spécialiste en médecine nucléaire.

Dans quel(s) domaine(s) utilisez-vous le PET-CT digital et qu’apporte-il de plus pour le patient?

De manière générale, le PET-CT digital permet une approche diagnostique et thérapeutique personnalisée, grâce à la révélation par l’image, de biomarqueurs spécifiques des maladies.

A l’Hôpital de La Tour, nous l’utilisons tout d’abord en oncologie où il joue un rôle décisif à tous les stades de la maladie cancéreuse. En effet, les milliers de capteurs digitaux dont la caméra PET est équipée augmentent de façon significative la précision des examens réalisés. L’extrême sensibilité de ces capteurs à la lumière émise par les cellules cancéreuses favorise l’identification et la localisation précoces des cancers. Cette nouvelle technologie de détection digitale des photons permet ainsi de détecter des tumeurs de moins de 5 mm de diamètre dans tout l’organisme. Avec un diagnostic précoce et surtout plus précis, l’oncologue peut prendre la meilleure décision thérapeutique et les chances de succès du traitement augmentent donc considérablement. Nous offrons d’ailleurs depuis peu la procédure diagnostique la plus innovante à l’heure actuelle pour la détection précoce des récidives du cancer de la prostate. Cette procédure nécessite, outre le PET-CT digital, un traceur particulier (68Ga-PSMA) dont nous sommes les seuls à disposer aujourd’hui sur le canton de Genève.

Enfin, le PET-CT digital permet de déterminer si un traitement est efficace en observant les changements du comportement des cellules cancéreuses traitées de manière beaucoup plus précise que ne le ferait un CT-scan qui observe simplement les modifications de taille des tumeurs. Nous savons aujourd’hui que ces changements de taille sont très insuffisants pour caractériser la réponse aux différentes thérapies anticancéreuses possibles (chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie…).

Cette technologie d’imagerie moléculaire de dernière génération trouve aussi d’autres domaines d’application que l’oncologie. Notamment, elle sert au diagnostic précoce de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer, bien avant que cette maladie ne devienne invalidante et que l’IRM ne montre les premières altérations cérébrales, ou dans la recherche des causes de fièvres inexpliquées et la détection de foyers infectieux profonds par exemple.

Quel autre bénéfice ce système offre-t-il aux patients ?

La réduction des doses d’irradiation constitue un autre bénéfice pour les patients. La sensibilité de la caméra est tellement élevée, qu’à qualité diagnostique équivalente avec les caméras PET des générations précédentes, il est possible de réduire de plus de 30% la quantité de radioactivité injectée. L’exposition des patients et du personnel soignant aux rayonnements médicaux est donc réduite dans les mêmes proportions. Avec une augmentation régulière de l’exposition aux rayonnements dits « ionisants» de la population, la radioprotection des personnes est un défi majeur de l’imagerie médicale moderne. La dose peut également être personnalisée en fonction du patient et de sa pathologie.

Le PET-CT digital répond donc aux enjeux d’efficacité et de qualité qui s’imposent dans la pratique moderne d’une médecine personnalisée et hautement spécialisée. En apportant une réponse diagnostique précise et précoce aux médecins demandeurs, cet examen contribue incontestablement à améliorer la prise en charge individuelle de patients présentant des situations cliniques complexes.

L’équipe éditoriale de l’Hôpital de La Tour

Journée my Run à l’Hôpital de La Tour

Venez tester votre condition physique et bénéficier des conseils des professionnels de l’Hôpital de La Tour le samedi 6 avril prochain lors de la journée my Run.

Partenaire officiel du Harmony Genève Marathon for Unicef, l’Hôpital de La Tour vous invite pour un événement  consacré au running, à la performance et aux bienfaits du sport pour la santé.  Tests, conférences et témoignages sont au programme.

Programme :

Activités (uniquement sur inscription auprès de l’équipe de communication présente sur place, le nombre de participants étant limité) de 10h à 11h30 et de 13h à 15h :

  • Analyse biomécanique de la foulée
  • Educatifs de la course à pied et gammes
  • Testez la force des muscles clés du coureur
  • Testez la souplesse des muscles clés du coureur
  • Testez votre capacité respiratoire
  • Découvrez et testez la cryothérapie (prévoir maillot de bain (short refusé) et serviette)
  • Découvrez l’entrainement alternatif en piscine (prévoir maillot de bain (short refusé) et serviette)
  • VO2max : démonstration live et explications du test

Conférences et témoignages

  • 10h30 Réussir sa préparation physique malgré les défis de la vie. Témoignage de Lisa, atteinte d’un cancer, L. Vignaux, physiothérapeute cardio-respiratoire
  • 11h00 Les blessures en course à pied : la route et le trail, F. Fourchet, physiothérapeute du sport, docteur ès sciences du sport ; G. Servant, physiothérapeute
  • 12h00 Live avec Julien Wanders, Dr med. B. Gojanovic, médecin du sport; J. Wanders, athlète; M. Jaeger, entraineur de J. Wanders; F. Fourchet
  • 13h30 Mon cœur mes baskets et moi : devenir sportif après une chirurgie cardiaque, témoignage de Florian, L. Vignaux
  • 14h00 Comprendre et gérer sa charge d’entrainement, Dr med. B. Gojanovic

 Infos pratiques

Date et horaires : Samedi 6 avril de 10h à 15h

Lieu : Hôpital de La Tour, bâtiment B2

Inscription aux activités : Sur place dès 9h30

Le service de pédiatrie de l’Hôpital de La Tour pratique désormais l’échographie au lit du patient 

Le Point-Of-Care Ultrasound (POCUS) est une échographie réalisée par des professionnels de santé directement au lit du patient. Les avantages de cette pratique sont multiples, tant pour le patient que pour le médecin traitant qui intègre l’échographie à son examen clinique.

Avec l’arrivée de la Dre med. Magali Gauthey et la Dre med. Aude Tonson La Tour, l’échographie au lit du patient se pratique aujourd’hui également au sein du service de pédiatrie. Un confort très apprécié pars les jeunes patients et leurs parents qui ne sont plus obligés de se déplacer en radiologie .

Quelles différences entre une échographie classique et un POCUS ?

Réalisée par un radiologue, l’échographie permet une analyse complète d’un organe ou d’une région spécifique du corps. Elle est souvent très détaillée et aide le médecin traitant à établir un diagnostic en se fondant sur les conclusions du radiologue.

Le POCUS est directement réalisé par le médecin traitant au lit du patient. Cette échographie fait partie intégrante de l’examen physique et permet d’identifier plus rapidement les éventuels problèmes. C’est un examen de dépistage moins poussé qu’une échographie classique mais il a l’avantage d’éviter au patient de se déplacer en radiologie, confort supplémentaire lorsque celui-ci a de la peine à se déplacer.

Il participe de surcroît à une meilleure compréhension par le patient grâce à la visualisation des images.

Les avancées technologiques contribuent à développer cette technique à travers des appareils POCUS de plus en plus petits et maniables, permettant de réaliser des échographies en dehors des hôpitaux, comme par exemple dans des ambulances ou des hélicoptères.

Une pratique au service des patients de l’Hôpital de La Tour

Le POCUS se pratique de manière étendue à l’Hôpital de La Tour, notamment aux services des urgences, au sein de l’unité de soins intensifs, au bloc opératoire et en médecine du sport.

 

L’équipe éditoriale de l’Hôpital de La Tour

 

 

 

Une journée autour de la mère et de l’enfant

Le programme:

Dès 13h: Ateliers à thèmes et rencontres avec nos équipes:

– La grossesse et l’accouchement
– La néonatologie
– La maternité
– L’ostéopathie et la périnatalité
– L’acupuncture
– Le développement neuro-moteur de l’enfant
– L’école du dos
– La désobstruction des voies aériennes
– Les assurances et la couverture de prise en charge

Dès 13h30: Conférences et questions-réponses avec nos spécialistes :

– 13h30 Le suivi de la grossesse
Dre med. Antonella Valiton-Crusi, spécialiste en gynécologie et obstétrique

– 14h00 Les grossesses à risque
PD Dre med. Nicole Jastrow-Meyer, spécialiste en gynécologie et obstétrique, spéc. médecine foeto-maternelle

– 14h30 Le diabète gestationnel
Dre Sarah Malacarne, spécialiste en endocrinologie-diabétologie et médecine interne générale

– 15h00 Le parcours de la maman à la maternité
Mme Elodie Timmins, sage-femme responsable du service de maternité

– 15h30 La naissance d’un bébé, la naissance d’une famille
Dre med. Roberta De Luca, spécialiste en pédiatrie, spéc. néonatologie, médecin cheffe, service de néonatologie

– 16h00 La couverture de prise en charge à l’Hôpital de La Tour
Mr Etienne Mathews, business office manager, guest relation manager

– 16h30 La désobstruction des voies aériennes
Dre med. Magali Gauthey, spécialiste en pédiatrie, spéc. médecine d’urgence pédiatrique

– 17h00 POCUS ; échographie au lit du patient
Dre med. Magali Gauthey, spécialiste en pédiatrie, spéc. médecine d’urgence pédiatrique

Retrouvez l’événement sur facebook

Pour toute demande de renseignements, n’hésitez pas à contacter le service de la communication à communication@latour.ch

 

Pourquoi est-il important de vacciner son enfant ?

La vaccination d’un enfant est un acte préventif permettant de limiter le risque d’attraper et de développer une maladie infectieuse potentiellement grave : tétanos, oreillons, coqueluche, méningite, septicémie à méningocoque, etc.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publie régulièrement des recommandations de vaccination visant à prémunir les enfants contre certaines maladies infectieuses et leurs effets nocifs sur la santé.

Quel est le principe de la vaccination ? 

Lorsqu’un enfant tombe malade à cause d’une infection, son système immunitaire se défend en fabriquant des anticorps destinés à éliminer le microbe. La vaccination agit de la même façon, à une exception près : le microbe présent dans le vaccin est inoffensif. L’enfant ne tombe donc pas malade. Son système immunitaire va fabriquer des anticorps et apprendre à reconnaître le microbe.

Plus tard, s’il attrape le microbe, son système immunitaire le reconnaîtra tout de suite et l’éliminera avant que l’enfant ne tombe malade. La vaccination permet donc d’éviter de nombreuses maladies et épidémies qui peuvent être dangereuses pour l’enfant et son entourage. Elle contribue aussi à restreindre la propagation de maladies au sein de la population. 

 Comment les vaccins contribuent-ils à la santé de tous ?

Vacciner son enfant est donc  bénéfique pour lui, mais aussi pour ses proches et les générations futures. Si la rubéole n’est pas dangereuse pour un enfant, la contamination d’une femme enceinte peut en revanche avoir des conséquences désastreuses, telles que des malformations pour le nouveau-né. La vaccination d’un enfant va donc restreindre le risque d’épidémie. 

Le vaccin antitétanique, qui vise à lutter contre le tétanos, a quant à lui un effet bénéfique individuel. La vaccination permet de protéger les personnes vaccinées, mais ne limite pas la propagation de la bactérie, car celle-ci est présente dans l’environnement et peut toucher n’importe qui. Il est donc essentiel de vacciner son enfant pour le protéger contre cette infection bactérienne. 

La vaccination chez l’enfant est-elle obligatoire ?

Il n’y a actuellement pas de vaccin obligatoire en Suisse, même si certains d’entre eux le sont historiquement. C’est le cas de Genève, dans lequel le vaccin contre la diphtérie a été inscrit dans la constitution dans les années 50 suite à une importante épidémie.

Les parents qui ne souhaitent pas vacciner leur enfant reçoivent une lettre du Service du médecin cantonal indiquant la responsabilité qu’ils prennent. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande plusieurs vaccins contre les maladies infectieuses.

Comment faire vacciner mon enfant ?

Vacciner son enfant est essentiel pour le protéger des maladies infectieuses et limiter le risque d’épidémie pouvant avoir des conséquences sur les personnes les plus sensibles : femmes enceintes, nouveau-nés, personnes âgées ou individus ayant un système immunitaire faible.  Nous vous rappelons que notre service de pédiatrie est à votre disposition  et que notre service des urgences pédiatriques est ouvert tous les jours sur rendez-vous, de 8h à 22h. 

L’équipe éditoriale de l’Hôpital de La Tour

Les avantages du challenge « Dry January »

Lancé en 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK, le challenge Dry January gagne de plus en plus d’adeptes. L’idée : arrêter de boire de l’alcool pendant un mois. Explications des avantages auxquels s’attendre.

Quels bénéfices pour l’organisme ?  

 Perdre du poids. L’alcool est une source de calories qui est métabolisé en priorité par l’organisme. Ce phénomène stoppe momentanément la combustion des graisses. Le problème s’aggrave si l’on mélange l’alcool avec des boissons sucrées, car la quantité de calories est augmentée et sollicite d’autant plus l’organisme. Les individus consommant régulièrement de l’alcool ont tendance à prendre plus facilement du poids.

 Dormir mieux. Réduire sa consommation d’alcool améliore la qualité du sommeil. L’alcool engendre des phases d’éveil (notamment durant la deuxième partie de la nuit) qui troublent le sommeil et empêchent l’organisme de se reposer correctement. Le rythme du sommeil est altéré, favorisant maux de tête, transpiration et autres ronflements.

 Se sentir en meilleure forme. Sur le moment, l’alcool peut donner une impression de soulagement, de mise à distance des problèmes et provoquer un effet tranquillisant, apaisant. Mais ce sentiment d’amélioration se dissipe rapidement et peut aggraver un état dépressif latent. L’alcool a des effets dépresseurs qui sont liés à ses interférences avec le fonctionnement de plusieurs neuromédiateurs présents dans l’organisme.

Faut-il laisser tomber la bouteille ?

En 2014, une étude de l’université du Sussex (UK) portant sur les effets du Dry January montre qu’une abstinence d’alcool est bénéfique à l’organisme, même sur une courte durée. Les participants sont 71% à dire qu’ils dorment mieux, 58% à avoir perdu du poids et 54% à trouver qu’ils ont une meilleure peau. Effets corollaires : 88% disent avoir économisé de l’argent et 71% se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas besoin de consommer de l’alcool pour passer une bonne soirée.

Raffi Maghdessian, responsable du service de nutrition à l’Hôpital de La Tour

 

Des biomarqueurs permettraient-ils de mesurer les effets de l’alimentation sur notre corps ?

Des scientifiques de l’Université de Lausanne et du Nestlé Institute of Health Science ont cherché à savoir si des biomarqueurs (caractéristiques biologiques mesurables permettant d’identifier des processus spécifiques de l’organisme) pouvaient servir d’indicateurs sur l’alimentation d’un individu. Le but de la démarche : s’appuyer des données factuelles plus précises que les actuels questionnaires médicaux pour émettre des recommandations favorisant une alimentation saine et équilibrée.

Quelles sont les avancées de ces recherches ?

Pour ce faire, les scientifiques du programme national de recherche PNR 69 ont étudiés le comportement de certaines molécules lors de régimes alimentaires. Il s’agit de molécules d’acide ribonucléique (les microRNA) qui sont libérées dans le sang par la graisse corporelle.

Les recherches ont montré qu’il y avait un lien entre la variation calorique et la présence de ces molécules dans l’organisme. L’un des microRNA du tissu adipeux a pu être identifié comme un biomarqueur de la diminution calorique. La baisse de 2390 calories au cours du régime a provoqué une diminution de 23 % de la présence de cette molécule. Cette baisse calorique a aussi provoqué une plus grande concentration de deux autres types de microRNA circulant dans le sang.

Ces premiers résultats sont encourageants, même si les chercheurs se sont heurtés au fait que le tissu adipeux ne libérait que très peu de microRNA et rendait les analyses difficiles. De plus, leur observation a montré que la concentration des biomarqueurs ne dépendait pas seulement de la nutrition, mais aussi d’autres facteurs comme un effort physique important ou une inflammation, rendant les recherches et l’exploitation des résultats encore plus difficiles.

Faut-il aller plus loin dans les recherches ?

Malgré ces difficultés, les chercheurs souhaitent continuer les recherches liées à des biomarqueurs vis-à-vis de la prise alimentaire, dans le but de comprendre plus précisément les effets de l’alimentation sur le corps et de pouvoir in fine développer des régimes sur-mesure. Les prochaines avancées technologiques permettront sans doute de surmonter les difficultés actuelles et de mesurer plus facilement les microRNA. 

Le Prof. Dr med. François Pralong, spécialiste en endocrinologie-diabétologie et professeur honoraire de la faculté de médecine et de biologie de l’université de Lausanne, est le principal investigateur de cette étude pour la Suisse. Il fait partie de l’équipe du service d’endocrinologie-diabétologie de l’Hôpital de La Tour.

 

L’équipe éditoriale de l’Hôpital de La Tour