Les avantages du challenge « Dry January »

Lancé en 2013 par l’association britannique Alcohol Change UK, le challenge Dry January gagne de plus en plus d’adeptes. L’idée : arrêter de boire de l’alcool pendant un mois. Explications des avantages auxquels s’attendre.

Quels bénéfices pour l’organisme ?  

 Perdre du poids. L’alcool est une source de calories qui est métabolisé en priorité par l’organisme. Ce phénomène stoppe momentanément la combustion des graisses. Le problème s’aggrave si l’on mélange l’alcool avec des boissons sucrées, car la quantité de calories est augmentée et sollicite d’autant plus l’organisme. Les individus consommant régulièrement de l’alcool ont tendance à prendre plus facilement du poids.

 Dormir mieux. Réduire sa consommation d’alcool améliore la qualité du sommeil. L’alcool engendre des phases d’éveil (notamment durant la deuxième partie de la nuit) qui troublent le sommeil et empêchent l’organisme de se reposer correctement. Le rythme du sommeil est altéré, favorisant maux de tête, transpiration et autres ronflements.

 Se sentir en meilleure forme. Sur le moment, l’alcool peut donner une impression de soulagement, de mise à distance des problèmes et provoquer un effet tranquillisant, apaisant. Mais ce sentiment d’amélioration se dissipe rapidement et peut aggraver un état dépressif latent. L’alcool a des effets dépresseurs qui sont liés à ses interférences avec le fonctionnement de plusieurs neuromédiateurs présents dans l’organisme.

Faut-il laisser tomber la bouteille ?

En 2014, une étude de l’université du Sussex (UK) portant sur les effets du Dry January montre qu’une abstinence d’alcool est bénéfique à l’organisme, même sur une courte durée. Les participants sont 71% à dire qu’ils dorment mieux, 58% à avoir perdu du poids et 54% à trouver qu’ils ont une meilleure peau. Effets corollaires : 88% disent avoir économisé de l’argent et 71% se sont rendu compte qu’ils n’avaient pas besoin de consommer de l’alcool pour passer une bonne soirée.

Raffi Maghdessian, responsable du service de nutrition à l’Hôpital de La Tour

 

Des biomarqueurs permettraient-ils de mesurer les effets de l’alimentation sur notre corps ?

Des scientifiques de l’Université de Lausanne et du Nestlé Institute of Health Science ont cherché à savoir si des biomarqueurs (caractéristiques biologiques mesurables permettant d’identifier des processus spécifiques de l’organisme) pouvaient servir d’indicateurs sur l’alimentation d’un individu. Le but de la démarche : s’appuyer des données factuelles plus précises que les actuels questionnaires médicaux pour émettre des recommandations favorisant une alimentation saine et équilibrée.

Quelles sont les avancées de ces recherches ?

Pour ce faire, les scientifiques du programme national de recherche PNR 69 ont étudiés le comportement de certaines molécules lors de régimes alimentaires. Il s’agit de molécules d’acide ribonucléique (les microRNA) qui sont libérées dans le sang par la graisse corporelle.

Les recherches ont montré qu’il y avait un lien entre la variation calorique et la présence de ces molécules dans l’organisme. L’un des microRNA du tissu adipeux a pu être identifié comme un biomarqueur de la diminution calorique. La baisse de 2390 calories au cours du régime a provoqué une diminution de 23 % de la présence de cette molécule. Cette baisse calorique a aussi provoqué une plus grande concentration de deux autres types de microRNA circulant dans le sang.

Ces premiers résultats sont encourageants, même si les chercheurs se sont heurtés au fait que le tissu adipeux ne libérait que très peu de microRNA et rendait les analyses difficiles. De plus, leur observation a montré que la concentration des biomarqueurs ne dépendait pas seulement de la nutrition, mais aussi d’autres facteurs comme un effort physique important ou une inflammation, rendant les recherches et l’exploitation des résultats encore plus difficiles.

Faut-il aller plus loin dans les recherches ?

Malgré ces difficultés, les chercheurs souhaitent continuer les recherches liées à des biomarqueurs vis-à-vis de la prise alimentaire, dans le but de comprendre plus précisément les effets de l’alimentation sur le corps et de pouvoir in fine développer des régimes sur-mesure. Les prochaines avancées technologiques permettront sans doute de surmonter les difficultés actuelles et de mesurer plus facilement les microRNA. 

Le Prof. Dr med. François Pralong, spécialiste en endocrinologie-diabétologie et professeur honoraire de la faculté de médecine et de biologie de l’université de Lausanne, est le principal investigateur de cette étude pour la Suisse. Il fait partie de l’équipe du service d’endocrinologie-diabétologie de l’Hôpital de La Tour.

 

L’équipe éditoriale de l’Hôpital de La Tour

 

 

La place de l’alimentation et de l’activité physique dans la prise en charge du cancer

Dans le cadre d’une prise en charge globale et pluridisciplinaire, l’Hôpital de La Tour propose aux personnes atteintes du cancer des programmes d’activité physique adaptés et un accompagnement personnalisé sur le plan de l’alimentation.

Cette collaboration indissociable des services de nutrition et de physiothérapie respiratoire favorise les chances de guérison et aide les patients à lutter activement contre les effets secondaires et les complications liés aux traitements de la maladie.

 

La Fondue, bonne ou mauvaise pour nos artères ?

Le début de l’automne et l’entrée dans l’hiver coïncident également pour beaucoup avec une adaptation de l’alimentation, notamment le retour des plats chauds souvent plus riches et parfois à base de fromage fondu. Pourtant, pendant longtemps, les graisses laitières ont été discréditées du fait de leur teneur en acides gras saturés. Alors, la fondue, bonne ou mauvaise pour nos artères ? (suite…)

Je débute l’année en pleine forme

Les fêtes de fin d’année sont terminées et se sont accompagnées de repas festifs et abondants.  Si l’on dresse un bilan général de cette période, les apports caloriques ont certainement été augmentés contrairement aux dépenses énergétiques. L’alcool, les excès alimentaires et le stress général ainsi que la fatigue sollicitent hautement notre organisme durant les fêtes de fin d’année. Il  est donc conseillé de l’épargner les semaines suivantes. (suite…)

Vous pensez être intolérant au lactose, devez-vous supprimer les produits laitiers ?

Je pense être intolérant au lactose, dois-je supprimer les produits laitiers ?L’intolérance au lactose, c’est-à-dire au sucre du lait, est causée par une déficience en lactase. Sans cette enzyme le lactose ne peut être scindé ni digéré et arrive en grande quantité dans l’intestin. Ceci provoque un flux d’eau pouvant entraîner des diarrhées. En outre, le lactose non scindé fermente sous l’action des bactéries intestinales entraînant l’apparition de gaz intestinaux qui provoquent maux de ventre, ballonnements et coliques.

Cette intolérance provoquée par une mutation génétique est très présente chez les adultes du pourtour méditerranéen mais également parmi les populations asiatiques et africaines.

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Journée mondiale de la malbouffe

Aujourd’hui, 21 juillet 2017, le monde entier célèbre la malbouffe, et je ne peux m’empêcher de m’interroger sur le sens de cette journée mondiale.

Aujourd’hui, 21 juillet, le monde entier célèbre la malbouffe, et je ne peux m’empêcher de m’interroger sur le sens de cette journée mondiale. Quelles peuvent être les motivations à célébrer ainsi la malbouffe, littéralement le « mal manger », d’ordinaire décriée comme participant à l’épidémie d’obésité et à tous les maux qui accompagnent habituellement cette maladie : diabète, hypercholestérolémie ou hypertension artérielle.

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Connaissez-vous la différence entre l’intolérance au blé et l’allergie au blé ?

Connaissez-vous la différence entre l’intolérance au blé et l’allergie au blé ?

Il existe différents types de réactions possibles à l’encontre du blé

L’intolérance au blé, connue sous le nom de maladie cœliaque est une réaction d’intolérance provoquée par notre propre système immunitaire qui reconnaît certaines protéines du blé comme néfastes et les combats ! L’intestin est le premier organe atteint par cette intolérance provoquant une diminution de ses capacités d’absorption.

C’est un problème de santé qui est largement sous diagnostiqué (1 % de la population). Cette intolérance nécessite un régime bannissant à vie la farine de blé et dérivés.

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FODMAP’s

Saviez-vous qu’une personne sur 5 en suisse se plaint de maux de ventre ? Souvent, il s’agit d’un syndrome du côlon irritable (SCI). C’est une atteinte sans risques pour la santé physique, mais qui a parfois un impact important dans la vie quotidienne des personnes atteintes car elles peuvent avoir régulièrement de fortes douleurs intestinales accompagnées le plus souvent de diarrhées.

Saviez-vous qu’une personne sur 5 en suisse se plaint de maux de ventre ? Souvent, il s’agit d’un syndrome du côlon irritable (SCI). C’est une atteinte sans risques pour la santé physique, mais qui a parfois un impact important dans la vie quotidienne des personnes atteintes car elles peuvent avoir régulièrement de fortes douleurs intestinales accompagnées le plus souvent de diarrhées.

Pendant longtemps, la compréhension de ce syndrome était sommaire et les conseils tout autant ! Empiriquement, et pour un résultat souvent médiocre, il s’agissait d’éviter subjectivement toute une liste d’aliments considérés comme irritants ou ballonnants tel que certains fruits et légumes, les crudités, les épices.

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La réhabilitation respiratoire

Nous proposons une réhabilitation ambulatoire et une prise en charge adaptée aux malades insuffisants respiratoires afin de leur permettre de lutter contre l’essoufflement et le déconditionnement physique.
Notre programme de réhabilitation respiratoire pluridisciplinaire à l’Hôpital de La Tour est sous une direction médicale responsable et est reconnu par la Société Suisse de Pneumologie, et remboursé par l’assurance maladie de base.