Journée mondiale de la BPCO

L’Hôpital de La Tour s’associe à la Journée mondiale de la BPCO

La bronchopneumopathie chronique obstructive, aussi appelée BPCO, est une maladie respiratoire chronique. Elle se définit par une obstruction progressive, permanente et irréversible des voies respiratoires.

 

En ce mercredi 21 novembre 2018 l’Hôpital de La Tour s’associe à la Journée mondiale de la BPCO. En effet, cette maladie constitue la 6ème cause mondiale de mortalité. En Suisse près de 400 000 personnes en sont atteintes, soit 9 % de la population âgée de plus de 40 ans.

Il n’est jamais trop tôt, jamais trop tard, pour la prévenir, la diagnostiquer et la traiter.

Ainsi les médecins pneumologues et les physiothérapeutes cardio-pulmonaires de notre établissement travaillent en synergie pour une prise en charge globale et multidisciplinaire de la BPCO, allant du diagnostic à la rééducation respiratoire en passant par le traitement.

Les causes de la BPCO

L’obstruction des voies aériennes est associée à une réponse inflammatoire anormale au niveau pulmonaire, due à des toxiques inhalés tels que le tabac, la pollution atmosphérique intérieure et extérieure, l’exposition à des produits chimiques ou à de la poussière. La cause la plus fréquente reste le tabac (80%), qu’il soit actif, passif ou déjà in utero. Dès l’enfance, des facteurs de risques peuvent être identifiés.

Problème de santé publique

La BPCO est un problème de santé publique majeur. Elle est la 6ème cause principale de morbidité et mortalité dans le monde et représente un poids social et économique grandissant. L’OMS prévoit que la BPCO deviendra la troisième cause de décès en 2030.

En Suisse, 2/3 des personnes atteintes par cette affection ne sont pas diagnostiquées. Cette pathologie est responsable de 3% des coûts liés aux dépenses de santé. La prévalence de la BPCO augmente avec l’âge et le tabagisme, et est plus fréquente chez les hommes. Une augmentation du nombre de patients atteints de cette maladie est attendue avec un accroissement de la proportion des BPCO de degré sévère à très sévère.

Un seul diagnostic pour les différents degrés de sévérité

Les principaux symptômes respiratoires de la BPCO sont l’essoufflement (dyspnée), la toux et les expectorations (bronchite chronique).  Il est anormal d’être essoufflé à la marche ou à la montée d’un étage, de tousser et d’expectorer  de façon quotidienne, même (et a fortiori) si l’on fume.  Ces symptômes doivent mener à une consultation pour évoquer le diagnostic de BPCO.

Le diagnostic de trouble ventilatoire obstructif, caractéristique de la BPCO, doit se faire le plus tôt possible. Il est fondé sur la spirométrie, examen simple et indolore, qui mesure le volume expiratoire maximal à la première seconde (VEMS) et la capacité vitale forcée (CVF).

L’évolution de la maladie est marquée par la survenue d’exacerbations, (aggravation des symptômes respiratoires durant plus de 48 heures) pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Les exacerbations sont responsables d’un déclin plus rapide de la fonction respiratoire et de la qualité de vie ; c’est un facteur de surmortalité (50% de mortalité à 5 ans). La maladie peut aboutir à une insuffisance respiratoire chronique. Il existe fréquemment des maladies associées qui aggravent le pronostic (atteinte musculaire, dénutrition, syndrome métabolique ou cancer). Les manifestations extra-pulmonaires associées à la BPCO incluent les maladies cardio-vasculaires, l’insuffisance cardiaque droite, la sarcopénie, l’ostéoporose, le diabète, et les troubles anxio-dépressifs.

Les différentes mesures thérapeutiques

Le traitement médicamenteux inhalé a pour but principal d’améliorer les symptômes, les fonctions pulmonaires et plus généralement, la qualité de vie. Il permet de diminuer le risque d’hospitalisation et d’exacerbations mais ne permet pas de réduire la mortalité.

L’intégration du contexte social et l’éducation thérapeutique du patient font partie de la prise en charge. La vaccination contre le pneumocoque doit se faire pour les BPCO sévères à très sévères, ainsi que la vaccination contre la grippe saisonnière, pour tout le monde, quel que soit le stade de la BPCO.

L’arrêt définitif du tabac reste toutefois la mesure thérapeutique la plus efficace.

La réhabilitation pulmonaire, pour tout patient symptomatique, améliore les symptômes respiratoires et généraux de même que la qualité de vie et, augmente l’autonomie. L’activité physique doit absolument être intégrée à la vie quotidienne !

Les références :

  1. Société de Pneumologie de Langue Française : http://splf.fr/journee-mondiale-de-la-bpco-21-novembre-2018/
  2. OMS : https://www.who.int/respiratory/copd/fr/
  3. Ligue pulmonaire : https://www.liguepulmonaire.ch/fr/maladies-et-consequences/bpco.html
  4. Global initiative for chronic obstructive lund disease. Global initative for chronic obstructive lung disease: a global strategy for the diagnosis, management and prevention of chronic obstructive pulmonary disease 2016 Updated December 2015.2018 Report

 

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